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1 Le Miroir Verre composé2 « Once upon a Time… », au Temple du Luxembourg le 19 novembre 2016

L'ensemble choral Le Miroir met en scène l’Eternel Féminin

 

Histoires d’amours. Après son passage au Festival 10 de Chœurs, l’Ensemble vocal féminin Le Miroir met en scène, à 20h30 le 19 novembre 2016 au Temple du Luxembourg (Paris), son nouveau concert choral sur le thème d’un conte mystérieux dont le public devra trouver lui-même le sens. Il était une fois « Once upon a Time… », une histoire à partir d’histoires d’amour, d’émois, de passions et de peines, toutes mises en musique par les compositeurs parmi les plus emblématiques du 20e siècle : Bartok, Rautavaara, Aperghis, Cage, Nystedt, auxquels s’ajoutent les compositeurs montants du 21e siècle : Eric Tanguy, Thierry Machuel, Jean-Christophe Rosaz, Pierre Chépélov, Patrick Burgan, Valérie Philippin, Théodore Morrison ou Myrtha Pozzi. A travers vingt-deux compositions ou arrangements pour chœur de ces treize auteurs, Cécile Rigazio, chef de chœur du Miroir, a concocté « à l’instinct et au feeling » un parcours de vie qui évoque furieusement la destinée affective de la femme, depuis son adolescence jusqu’à l’âge mûr, en passant par les péripéties de la vie d’épouse. En proie à ses passions, ses tentations, mais aussi à ses devoirs et ses ambitions, la femme amoureuse traverse les jardins fleuris de l’amour, les pièces douillettes du foyer, les cités querelleuses des hommes et les antres sombres de la corruption et du vice, avant de trouver enfin une certaine sérénité dans la certitude de l’éternel recommencement.

2 Dylan Read dansant WebJeux du corps et de la voix. Dans cette introspection sentimentale, la « Récitation 9 » de George Aperghis, déclamation à l’envers de la phrase : « Parfois je résiste à mon envie, parfois je lui cède, pourquoi donc ce désir? » fait figure de symbole, comme la découverte progressive de l’inéluctable attrait de l’amour sur la gent féminine. Il n’y a peut-être pas d’amour heureux, mais la femme n’a que de l’amour à donner et c’est par brassées. Pour mettre en scène cette « Histoire faite d’histoires » sur les grandeurs et les misères de l’Eternel Féminin, Cécile Rigazio a fait appel au chorégraphe Dylan Read, lequel a proposé une « mise en mouvement » plutôt qu’une mise en scène : « Nous utilisons les mouvements et les placements des choristes comme outils de narration, rapporte Cécile Rigazio. Les pupitres, parfois debout, parfois couchés, figurent des êtres et des scènes. Les interventions progressives des choristes dans les textes dits et les superpositions de voix jouent aussi un rôle dans l’ambiance ». Résolument moderne, « Once upon a Time… » s’affiche donc comme un spectacle choral à la fois édifiant et malicieux où le jeu et l’émotion se disputeront les impressions du public, mais aussi les actions des 15 choristes du Miroir quand celles-ci donneront libre cours à leur imagination pour des improvisations vocales et gestuelles.
MG