AvantChœur.com

Le magazine en ligne du chant choral

1 ZENE avec partitionWebConcert choral au Temple des Batignolles, le 12 novembre 2016, à 20H30

Ornementations et improvisations baroques avec ZENE

 

Dix voix virtuoses en chœur. Le samedi 12 novembre 2016, à 20h30 au Temple des Batignolles de Paris, Bruno Kele-Baujard et son ensemble vocal ZENE reprendront leur très beau et très virtuose programme « Autour de Domenico Scarlatti ». Dans l’acoustique intime et sobre du Temple des Batignolles, le « Stabat Mater » du compositeur, pour dix voix solistes sur continuo d’orgue positif, de théorbe et de violoncelle, révélera tous les joyaux de ses ornementations : « Le Stabat Mater de Domenico Scarlatti est une des seules œuvres pour dix voix solistes de l’époque, explique Bruno Kele-Baujard. Aucune des dix voix n’étant jamais doublée, elle constitue un exemple de musique de chambre dans laquelle des individualités solistes marquées s’efforcent de communier dans la musique. En même temps, j’ai voulu que les choristes aient une couleur vocale unie afin que le public se demande qui chante dans les entrées en imitation et que les fugues soient d’une grande intensité au niveau des harmoniques ».
2 Bruno Kele BaujardWebLe Miserere d’Allegri improvisé façon ZENE. Avec leurs compositions pour huit voix solistes, le « Crucifixus » de Lotti, le magnifique motet « Hear my Prayer » du compositeur anglais Henry Purcell (https://soundcloud.com/ensemblezene/hear-my-prayer-o-lord-i-purcell ) et l'extatique « Miserere » d’Allegri ne dépareilleront pas dans ce programme. Le « Miserere », en particulier, fera l’objet d’un traitement audacieux : « Je suis convaincu que les musiciens de l’âge baroque avait à cœur de moderniser leurs interprétations, rapporte encore le jeune chef de chœur. Pour cela, ils variaient leurs ornementations, n’hésitant pas à improviser. Nous avons donc nous aussi choisi cette option en combinant la version aux voix filées, la plus connue aujourd’hui, avec une version ornementée de façon baroque. Nous entamerons donc la pièce sur la version classique, puis introduirons les ornementations baroques, mais de façon moderne et improvisée, comme dans le jazz. Il y aura peut-être même des effets de dissonances avant que, pour finir, nous revenions à la version classique pour confirmer que nous sommes bien dans le « Miserere » d’Allegri ». Du fait de cette liberté d’expression, le concert sera unique et le public de la Cathédrale de Quimper, qui l’entendra à son tour le 14 août 2017, aura droit à une tout autre version. Même chose pour l’enregistrement que fera ZENE de ce programme, en avril 2017 : les improvisations consisteront en des étirements de notes qui, cette fois, rapprocheront le « Miserere » des chants corses et basques. Manquer le concert du 12 novembre 2016, à Paris, équivaudrait donc à ignorer une des mille facettes du joyau musical que Bruno Kele-Baujard façonne peu à peu avec ZENE. Témoin, l’ «Ave verum Corpus » de Thomas Byrd : https://soundcloud.com/ensemblezene/ave-verum-corpus-i-byrd .
MG