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Concert St Francois de sales avec orchestre WebJeune Chœur et Chœur d’Enfants d’Île de France, Orchestre Français d’Oratorio

De la fureur de Vivaldi à l’angélisme original du Requiem de Fauré

 

Colère divine… C’est à une sacrée fête de Saint-François de Sales que nous convient les chefs Jean-Pierre Lo Ré et Francis Bardot, le dimanche 24 janvier 2016, à 16 h00, à l’église Saint-François de Sales, à Paris. Amenant son Orchestre Français d’Oratorio, le premier dirigera la plus froide des Quatre Saisons de Vivaldi : L’Hiver, avant d’attaquer l’impressionnant motet virtuose « In Furore Iustissimae Irae », du même Vivaldi. Cet air de bravoure pour soprano fait appel à l’agilité vocale autant qu’à l’expressivité puisqu’il associe une partie centrale lente et mélancolique à un début et une fin délirants de fureur et de passion. Selon l’aptitude à vocaliser de l’interprète, le motet dure de 12 à 14 minutes, la grande mezzosoprano Cecilia Bartoli l’ayant, avec la tonicité qu’on lui connaît, « lancée » à la face du public en 11 minutes. Ce dimanche 24 janvier, c’est la soprano lyrique française Julie Cherrier qui mènera la fureur à son comble avant d’attendrir l’auditoire de sa voix gracieuse.
Julie Cherrier Web… et voix d’anges. Après l’intermède du Divertimento en ré majeur de Mozart, Jean-Pierre Lo Ré cédera la baguette à Francis Bardot qui dirigera alors son Jeune Chœur d’Île de France et son Chœur d’Enfants d’Île de France dans le Salve Regina, de Schubert et, surtout, dans un Requiem de Fauré à l’indéniable parfum d’authenticité. Car c’est pour sa Maîtrise que le grand Gabriel Fauré avait originellement composé son Requiem. Avec sa phalange d’enfants et d’adolescents, Francis Bardot redonnera donc au Requiem du Maître la couleur angélique de son origine. Bien sûr, l’air du Pie Jesu, qui avait à sa création fait la gloire du jeune Louis François Marie Aubert sera chanté par un garçon soprano du chœur, le solo de baryton étant assuré par Jérôme Boutillier. On peut être sûr que Francis Bardot fera de cette œuvre emblématique un moment d’éternité que le public savourera jusqu’à la dernière note.
MG