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Choeur chantant 2Le Dernier Evangile, de Thierry Escaich, le 30 juin à Paris

Le Dernier sera le Premier

 

Pour le dernier jour de juin 2015, à 20h30, le compositeur Thierry Escaich et la Maîtrise de Paris donneront à Notre-Dame de Paris son emblématique oratorio choral «Le Dernier Evangile », en version pour double chœur et pour deux orgues, sous la direction d’Henri Chalet. Un concert flamboyant qui traite de la genèse du christianisme.

 

Une reprise à ne pas manquer. Le 30 juin, à 20h30, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, la Maîtrise de Paris donnera l’œuvre pour double chœur « Le Dernier Evangile », de Thierry Escaich, dans sa version pour deux chœurs et deux orgues sous la direction d’Henri Chalet, avec le compositeur au Grand orgue et Yves Castagnet à l’orgue de choeur. Un retour aux sources, en quelque sorte puisque, même si l’œuvre avait été créée en 2000 à la demande de la cathédrale de Saint Malo, c’est dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris qu’en 2002, le chef John Nelson, la chef de chœur Nicole Corti et le compositeur avaient enregistré cette œuvre avec l’Ensemble orchestral de Paris.

 

Disque Derneir Evangile

De la Genèse à la Gloire. A notre connaissance, le Dernier Evangile n’avait ensuite été repris en Île de France qu’en 2011, toujours dans sa version pour deux orgues, à l’occasion des Rencontres chorales d’Île de France organisées par Francis Bardot. L’Ensemble vocal Soli Tutti, le Petit Chœur de Saint-Denis et le chœur Elisabeth Brasseur, tous dirigés par Denys Gautheyrie, s’étaient unis pour créer la masse sonore qui donne toute sa puissance à l’œuvre. Il faut dire que, issu du Prologue de Saint-Jean, ce Dernier Evangile a tout de la création du monde avec ses Hymnes à la Genèse, à la Lumière, à l’Imploration, au Baptême et à la Gloire. On ne sort pas indemne de son écoute qui remue le magma terrestre et humain jusqu’à la création de ces êtres de chair et de foi mystique que nous sommes. Le compositeur s’est inclus lui-même dans cette genèse puisqu’il a souhaité « que l’orgue ne se pare pas de son rôle d’instrument soliste, mais apparaisse comme une sorte d’extension de l’orchestre ». L’effet tient du Big-Bang originel. Lors de ce concert, le « Dernier Evangile » sera précédé d’un florilège d’œuvres de Maurice Duruflé, dont le très bel « Ubi Caritas » et des « Litanies », de Jehan Alain.
Michel Grinand